TY - JOUR
PY - 2023//
TI - The syndemic approach applied to the health of sexual and gender minorities: a scoping study
JO - Sante Publique
A1 - Ouafik, Maxence
SP - 21
EP - 30
VL - 34
IS - HS2
N2 - INTRODUCTION: Sexual and gender minorities (SGM) represent a vulnerable population, disproportionately affected by mental health issues, a higher exposure to violence and a higher prevalence of sexually transmitted infections, including HIV, for some subgroups. Derived from medical anthropology, the concept of a syndemic consists in the clustering and interaction between multiple health conditions through adverse social conditions such as discrimination or precarity. Confronted to the multitude of adverse conditions affecting SGM, this framework is pertinent to study their health and to propose interventions.
PURPOSE OF RESEARCH: The purpose of this scoping review is to synthetize the knowledge regarding syndemic theory applied to sexual and gender minorities in order to propose concrete suggestions for scholarly research and field intervention.
RESULTS: 126 papers were included. European data as well as data concerning sexual minority women and transgender men are scarce. A co-occurrence of psychosocial conditions fostered by stigmatization is well-established. Furthermore, the presence of a syndemic was associated to sexual higher odds of acquiring HIV, suicidal behavior and healthcare utilization.
CONCLUSIONS: The syndemic framework is important to the health of SGM, both for academic and interventional purposes. Current priorities should be to act against structural disadvantages leading to a syndemic, to improve our knowledge on SGM health in European context and to develop local programs based on peer-support. === Les personnes appartenant à une minorité sexuelle et de genre (MSG) font face à un nombre important de disparités de santé liées à un contexte social défavorable empreint de violence. 2 La dépression, le trouble anxieux généralisé [1], le risque de tentative de suicide [2] et les comportements d'automutilation [3] sont beaucoup plus prévalents chez les MSG que chez les hétérosexuels. En outre, les personnes transgenres semblent se situer à un niveau de risque supérieur par rapport aux minorités sexuelles cisgenres [2-4]. Par ailleurs, l'usage et le mésusage d'alcool et de substances sont plus fréquents chez les MSG que dans la population générale [5-7]. 3 Au niveau de la santé sexuelle, les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes (HSH) représentent une population vulnérable vis-à-vis du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ou d'autres infections sexuellement transmissibles (IST) [8, 9]. Les femmes transgenres sont également disproportionnément affectées par le VIH, avec une prévalence internationale estimée à 19,1 %. Les hommes transgenres semblent moins touchés, avec une prévalence estimée à 2 % [10]. Ces taux restent cependant élevés et les hommes transgenres qui ont des rapports sexuels avec des hommes cisgenres demeurent une population clé [11]. 4 Enfin, la violence conjugale concerne un nombre important de gays, de lesbiennes et de personnes transgenres [12-14]. Le viol touche également les MSG de manière disproportionnée par rapport aux populations hétérosexuelles et cisgenres [15-17]. En outre, comparées aux gays et aux lesbiennes, les femmes bisexuelles sont encore plus exposées aux violences conjugales et sexuelles [13, 15]. Une récente enquête française est parvenue aux mêmes résultats, montrant une vulnérabilité accrue des MSG face aux violences intrafamiliales, y compris d'ordre sexuel
Language: fr
LA - fr SN - 0995-3914 UR - http://dx.doi.org/10.3917/spub.hs2.0021 ID - ref1 ER -