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Citation

Auxéméry Y. Ann. Med. Psychol. (Paris) 2011; 169(4): 237-242.

Vernacular Title

Le meurtrier de masse

Copyright

(Copyright © 2011, Societe Medico-Psychologique, Publisher Elsevier Publishing)

DOI

10.1016/j.amp.2010.04.020

PMID

unavailable

Abstract

Multicide and other mass killing are sufficiently dramatic to excite great interest from clinicians, criminologists and behavioural scientists. A review of avaible literature on the topic is presented and analysed, in order to define mass murder and to learn about sociodemography and psychopathology of mass killers. Mass homicide is typically defined as the intentional killing of multiple individuals, injuring five or more persons, of whom three or more are killed, during the course of one criminal event. The functional difference between mass and serial homicide is quite obvious, particularly in setting, time, victim status and modus operandi. Classification of these acts requires a number of parameters. Mass murderers usually involve disgruntled employees, annihilation of families, and recently school shootings. Although they are rarely psychotic, mass murderers have serious deficiencies in long-term emotional relationships. They have no obvious personality type but tended to be egocentric, rigid and obsessional. They are few individuals with signifiant histories of criminal offending or violence. For example, school shooting perpetrators are more than twice as likely as their victims to have been bullied by their peers. They are described as loners and poorly integrated into school activities. The formulation of a plan for a massacre might be fostered through identification with a role model offered through films, television, Internet, or other media. Suicides, homicide-suicides, murder-suicides and suicide pacts tend to co-occur in the context of mass murders. The biological, psychological, and social determinants of auto- and heteroagressivity remain to be similar. Furthermore suicide-related reporting, especially of nonfictional individual suicides, triggers additional suicides: So-called imitative effects. Similarly copycat crimes were reported to follow violent episodes that receive wide coverage in the media. Suicides and mass-murders are likely to be imitated. But media discourse supports preventive efforts when it educates the public about the treatment of mental ill and suicidality. The prevention of copycat suicides and mass murders rests on the adoption of precise guidelines for the reporting of these episodes.

Vernacular Abstract

Le meurtre de masse se différencie du meurtre en série par une unité de temps et de lieu unique, ainsi que par l'utilisation quasi exclusive de l'arme à feu. Dans une moindre mesure, le dommage fait aux victimes (décédées vs blessées) et le statut de celles-ci vis-à-vis du meurtrier interviennent comme critères supplémentaires pour distinguer les homicides multiples. Le meurtre de masse peut résulter des expressions particulières du passage à l'acte psychotique, mais les classifications criminologiques n'évoquent l'item de la maladie mentale que de façon anecdotique. De même, les études référencées retiennent la pathologie psychotique pour confidentielle. La personnalité des tueurs de masse est structurée par des traits rigides obsessionnels et narcissiques. Très peu présentent des antécédents hétéroagressifs. Parallèlement au peu de support identitaire, ces sujets présentent fréquemment une fascination ancienne pour les armes à feu, ainsi qu'une identification préalable à un criminel de masse précédent et dont l'acte a été intensément médiatisé. Le meurtrier de masse intéresse conjointement les dimensions suicidaires et homicidaires, réunies au sein d'un même événement d'homicide de masse doublé de suicide et entendu comme l'expression exacerbée d'un homicide-suicide. Il existe une analogie certaine entre homicide de masse et suicide au sein des crises suicidaires et homicidaires, dans la clinique du passage à l'acte, mais également par la contagiosité éventuelle des phénomènes via les relais médiatiques. On doit s'interroger sur l'imitation de passages à l'acte meurtriers ou suicidaires secondairement à la médiatisation préalable de drames équivalents. Les meurtres de masse sont unanimement médiatisés, tant par des journalistes professionnels que par des internautes sans formation. Aussi serait-il nécessaire de faire connaître les recommandations de l'OMS sur la manière de retranscrire un tel fait suicidaire (et par extension homicidaire) dans les médias.

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