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Citation

Bouvet R, Baert A, Le Gueut M. Droit, Déontologie & Soin 2012; 12(1): 32-36.

Vernacular Title

Conduite automobile et cannabis : la sanction de l'expert

Copyright

(Copyright © 2012)

DOI

10.1016/j.ddes.2012.01.005

PMID

unavailable

Abstract

Article L. 235-1 of the highway code punishes the use of substances or plants classified as narcotic by the driver of a motor vehicle, including cannabis. Use is proven by measuring the blood concentration of delta9-tetrahydrocannabinol (THC), the active ingredient in cannabis. This measurement must meet the requirements of technical implementation and analytical performance (minimum detection threshold); according to the regulations, it only concerns THC alone. However, in practice, the expert can achieve analytical performances higher than the requirements and thus detect, measure and bring to the judge's attention a THC concentration when it is below the minimum threshold required. Furthermore, analytical techniques make it possible to assay the metabolites of THC, even though it may have been fully metabolized and is no longer detected. The expert practices here are variable: some experts only mention a zero THC concentration, others report the presence or even the concentrations of metabolites, on the basis of which the use of cannabis could be retained by the Court of Cassation. The influence of analytical performance and the freedom granted to the expert in his conclusions are not without consequences in terms of legal certainty and equality of litigants.


L'article L. 235-1 du code de la route réprime l'usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants par le conducteur d'un véhicule automobile, parmi lesquelles le cannabis. L'usage est prouvé par la mesure de la concentration sanguine en delta9-tetrahydrocannabinol (THC), principe actif du cannabis. Cette mesure doit satisfaire à des exigences de technique mise en œuvre et de performance analytique (seuil minimum de détection) ; elle ne concerne, selon le règlement, que le seul THC. Pourtant, en pratique, l'expert peut réaliser des performances analytiques supérieures aux exigences et ainsi détecter, doser et porter à la connaissance du juge une concentration en THC alors qu'elle est inférieure au seuil minimum exigé. Par ailleurs, les techniques analytiques permettent de doser les métabolites du THC, alors même que celui-ci peut avoir été entièrement métabolisé et n'est plus détecté. Les pratiques expertales sont ici variables : certains experts ne mentionnent qu'une concentration nulle en THC, d'autres rapportent la présence voire les concentrations en métabolites, sur la base desquelles l'usage de cannabis a pu être retenu par la Cour de cassation. L'influence de la performance analytique et la liberté accordée à l'expert dans ses conclusions ne sont pas sans conséquences en termes de sécurité juridique et d'égalité des justiciables.


Keywords: Cannabis impaired driving


Language: fr

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